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ADAS : focus sur les systèmes d’aides à la conduite

À proprement parler, ADAS est un sigle anglais. Sa signification? Advanced Driver Assistance Systems. Pour ceux qui ont un peu de mal avec la langue de Shakespeare, il s’agit tout simplement d’aides à la conduite. À la base, ces technologies étaient optionnelles, mais les choses ont changé depuis que la Commission européenne a pris le sujet à bras le corps. De fait, plusieurs équipements électroniques sont obligatoires depuis le mois de mai 2022 dans toute l’Europe. Envie d’en savoir plus ? Glass Express vous dit tout.

Systèmes d’aide à la conduite : Quelles sont les origines ?

Au risque d’en surprendre plus d’un, les applications ADAS ne sont pas apparues il y a 10 ou 20 ans. Rétrospectivement, le tout premier dispositif basé sur un système antiblocage date de 1969 et a été officiellement présenté au Salon de l’automobile de Francfort. Eh oui, la première génération de ce soutien électronique a plus de 50 ans ! À la tête de cette initiative ? ITT Automotives, une compagnie américaine. En ce qui concerne la France, il faudra attendre 1971, soit deux ans plus tard, pour qu’une commission soit fondée et s’intéresse sérieusement aux questions liées à l’aide à la conduite.  

En dépit des appels d’offres lancés en 1986, ce n’est qu’en 2000 que certains assistants de conduite, à savoir l’ABS, l’antipatinage et l’ESP prennent réellement leur envol. Les années suivantes ont vu l’arrivée de nouveaux outils, dont l’objectif principal se concentrait bien évidemment sur la sécurité des conducteurs. Toutefois, l’année 2022 marque le début d’une nouvelle ère puisque la Commission européenne a rendu obligatoire certains systèmes ADAS.

Des aides à la conduite au service de la sécurité 

Préserver sa vie et celle des autres est l’essence même de la sécurité. Certes, le risque zéro n’existe pas, mais les constructeurs automobiles ont investi des sommes vertigineuses pour favoriser la conduite de tout un chacun. C’est dans cette quête constante d’excellence qu’une législation communautaire a été décidée en avril 2019 avec pour ambition un déploiement en 2022. L’objectif est simple : SAUVER DES VIES en rendant obligatoire toute une panoplie d’ADAS sur les véhicules. Statistiquement parlant, ces mesures devraient permettre de sauver plus de 25 000 vies et éviter d’avoir environ 140 000 blessés graves sur nos routes d’ici 2038.

Quels sont les ADAS potentiellement privilégiés ?

Lavia, EAD, la « boîte noire » aussi connu sous le sigle EDR, ISA, LDW ou encore BAS sont probablement des acronymes qui parlent seulement à une catégorie de conducteurs. Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ces lettres abréviatives, Glass Express se fera un plaisir de vous éclairer. Bonne lecture !

ABS : le plus connu de la bande

De tous les dispositifs d’assistance à la conduite, l’ABS est sans conteste le plus célèbre. Les Allemands l’appellent « Antiblockiersystem » tandis que les anglais ont opté pour Antilock Braking System. Du côté des Français, c’est le terme système antiblocage des roues qui est privilégié. Inspiré du fonctionnement antipatinage des véhicules ferroviaires et des avions, ce procédé met fin au blocage des roues en cas de freinage fort. D’un point de vue mécanique, ce dénouement est possible par le biais d’un calculateur électronique, d’un processus de régulation hydraulique de la pression de freinage et d’un capteur de vitesse pour chaque roue.

Sans entrer en profondeur dans le côté technique de l’ABS, ce trio n’a qu’un seul but : vous permettre de garder le contrôle sur votre auto si des conditions défavorables ont déclenché un freinage d’urgence. A real lifesaver comme dirait nos amis anglais !

AFU : quand le freinage humain ne suffit pas

Au cas où vous n’exerceriez pas une pression assez forte sur la pédale de frein, l’assistance au freinage d’urgence (EBA en anglais) est là pour vous sauver la mise. Seul bémol : son utilisation peut surprendre un éventuel usager qui serait juste derrière vous. Fort heureusement, certains constructeurs ont couplé l’AFU avec l’allumage instantané des feux de détresse pour éviter de mauvaises surprises.

AEB : le radar qui vous veut du bien

C’est le moins que l’on puisse dire. L’Autonomous Emergency Braking fonctionne avecun radar ou une caméra, selon les marques/véhicules, et déclenche un freinage automatique d’urgence si une collision s’avère imminente. Souvent confondu avec l’AFU, l’EBA se différencie par le fait qu’il n’amplifie pas la puissance du freinage, mais le provoque uniquement à titre préventif. Par exemple, un piéton ou un obstacle lambda peuvent, en fonction du contexte, contribuer à actionner ce mécanisme.

Limiteur de vitesse : conduire en respectant le droit

Il n’est pas rare que le limiteur de vitesse soit souvent associé au régulateur de vitesse. Or, il y a une différence entre les deux. Commençons d’abord par examiner le limiteur de vitesse. Grâce à des paramètres qui doivent être effectués en amont, cet accessoire permet au conducteur de décider de la vitesse qu’il ne souhaite pas dépasser sur un parcours. Appuyer de toutes ses forces sur la pédale d’accélérateur avec une fixation de 90 km programmée au préalable, ne servira donc à rien.

Cependant, l’arrivée de l’Intelligent Speed Adaptation évite le paramétrage de vitesse. Cet ADAS a la particularité de pouvoir lire les panneaux ou d’utiliser la géolocalisation pour cibler la vitesse en vigueur. Cette fonction devrait être obligatoire à partir du 7 juillet 2024 selon la Commission Européenne.

Le régulateur de vitesse : moins de fatigue et plus de vigilance

Certains d’entre vous se demandent surement quelle est la différence entre le régulateur de vitesse et le dispositif précédent. Sans tourner autour du pot, la caractéristique qui distingue les deux processus vient du fait que l’usager n’a pas à utiliser sa pédale d’accélérateur une fois le service mis en mouvement. Dès lors, seule une pression sur la pédale de frein peut vous redonner le contrôle total de votre auto. Comme vous devez vous en douter, cette pratique n’est pas adaptée à toutes les situations et peut s’avérer dangereuse en cas de d’inattention.

Autrement dit, le comportement de l’usager est crucial avec l’utilisation d’un régulateur de vitesse.

LKA ou celui qui vous empêchera de quitter la voie

La Lane-Keeping Assist est une ADAS qui tient à ce que vous ne quittiez point votre couloir. Commercialisé en 2004 par Toyota au départ, ce système a la particularité de vous réintégrer sur votre voie en donnant un coup de volant léger si le besoin s’en fait sentir. Ainsi, le risque de se déporter dans une voie opposée ou de quitter involontairement la sienne diminue grandement.

Sachez qu’il existe une fonction autonome basée sur ce principe et intitulé l’Automated Lane Keeping Systems. C’est d’une certaine façon un support de choix pour garantir une mobilité latérale et longitudinale sur de longs trajets sans aucune intervention humaine. Pour clore cette partie, Glass Express tient à porter à votre connaissance l’existence d’un bonus (pas méconnu) qui se marie bien avec les solutions mentionnées : le correcteur électronique de trajectoire.  

À supposer que votre véhicule est en proie à une perte d’adhérence, l’ESP (Electronic Stability Program) vous empêchera de déraper via sa sécurité active. Veuillez noter que ce terme varie selon les constructeurs. Chez BMW et Jaguar, c’est plutôt l’acronyme DSC qui est privilégié.

La caméra de recul pour un stationnement optimal

Parler d’aides à la conduite sans mentionner la caméra de recul est impensable. Pendant de nombreuses années, la hantise de nombreux usagers pendant un parcage était souvent liée aux angles morts. Force est de constater que les choses ont bien changé. Portée par un cadre visuel de qualité, la rearview camera est obligatoire sur tous les véhicules élaborés depuis mai 2018 aux États-Unis, notamment par rapport à la loi Cameron Gulbransen Kids Transportation Act.

Si cette exigence n’existe pas en Europe, rien ne prouve que les choses vont rester en l’état. Pour en revenir à cet ADAS, il est fréquent qu’un radar de recul y soit associé. À l’aide de capteurs à ultrason, cet équipement est un binôme parfait pour la rearview camera et émet des signaux sonores aigus et rapides si le conducteur se rapproche d’un obstacle. À noter que ce duo peut en outre accueillir une caméra 360 pour avoir accès à davantage d’angles de vision. Il est vrai que la caméra de recul n’est pas indispensable, mais la détection en marche arrière fait partie des obligations imposées par la Commission européenne.

Stationnement automatique : les capteurs ultrasons à la rescousse

Se garer dans une ruelle bondée peut relever du titanesque pour une partie des conducteurs, notamment ceux qui viennent d’obtenir leur permis. Fort heureusement, les capteurs ultrasons intégrés dans le stationnement automatique pallient à l’inconfort que peut ressentir un novice. À défaut d’émettre un son, ces gadgets ont la particularité de scanner le côté latéral du véhicule ainsi que d’éventuels obstacles. Une fois que le détecteur cible une place adaptée au gabarit de votre auto, il vous invite à lui laisser les commandes. Naturellement, rien ne vous empêche d’intervenir si vous estimez que la trajectoire choisie par le logiciel n’est pas pertinente.

En règle générale, braquer manuellement suffit à interrompre le stationnement automatique. À la base, cette solution prenait seulement le stationnement en créneau en considération. Les versions les plus récentes ont la possibilité de se ranger en bataille et en épi.

EDR ou la boîte noire conçue pour les automobilistes

Présente dans les avions depuis les années 60, la boîte noire repose sur l’enregistrement des informations en continu. En cas d’accident, ces données peuvent donc être récupérées à des fins d’analyse. C’est sous la forme d’un Event Data Recorder (enregistreur de données d’accident) que ce concept a été instauré dans les voitures actuelles. Des critères tels que le freinage, la vitesse et la position GPS font partie des paramètres pris en compte par la boîte noire. Il ne serait pas étonnant de voir la démocratisation de cet ADAS dans un futur proche.

EAD : un simple test peut éviter un drame

L’alcool au volant est un véritable fléau. Cependant, certains usagers motivés par le sens des responsabilités ont recours à l’EAD ou l’éthylotest anti-démarrage avant de prendre le volant. À l’image de l’appareil utilisé par les forces de l’ordre, cet équipement préventif doit être posé par un installateur agrée par la préfecture. Achetable ou louable, ce dispositif est de surcroît homologué et peut empêcher le démarrage du moteur en cas d’une non-inspection annuelle.

Tous les détails relatifs à l’EAD sont disponibles sur le site de la sécurité routière et méritent de s’y attarder quelques minutes.

Le vrai pouvoir, c’est la connaissance.

Francis Bacon

Détecteur de fatigue : pratique pour les longs trajets

Ce n’est un secret pour personne : il est recommandé de faire une pause toutes les deux heures sur de longs trajets. Malheureusement, certaines contraintes incitent de nombreux conducteurs à s’en abstenir. Selon les chiffres de l’observatoire national interministériel de la sécurité routière, la somnolence affecte entre 10 à 15% d’usagers professionnels.

« Grâce à une caméra qui analyse le visage du conducteur et certains mouvements du volant en lien avec d’autres données, le détecteur de fatigue envoie un signal lorsque son algorithme perçoit une anomalie. Dès lors, l’automobiliste doit impérativement s’octroyer une pause. »

C’est ce que tout le monde aimerait entendre ou lire dans l’absolu. En vérité, ce concept n’est qu’un pur fantasme concessionnaire, puisque c’est un capteur de couple de braquage qui quantifie la force exercée sur le volant. Si aucune valeur n’est enregistrée pendant un laps de temps, le véhicule stipule de remettre les mains sur le volant et d’être attentif.

Outre les ADAS dévoilés précédemment, il en existe toute une série proposant d’autres fonctions :

  • Détection des piétons
  • Alerte de franchissement involontaire de ligne (AFIL)
  • Dynamic Steering Torque (DST) à coupler avec l’ESP pour l’adhérence
  • Direction assistée
  • Aide au démarrage en côte
  • Climatisation automatique
  • Arrêt-démarrage du moteur lors des arrêts de véhicule
  • Affichage tête haute

Où se situe la limite entre l’homme et la technologie ?

Penser que l’ADAS est LA SOLUTION pour pallier à la négligence humaine serait une grosse erreur. En effet, le facteur humain sera toujours un aspect totalement imprévisible. Oui, ces outils sont indéniablement avantageux. Par contre, même la voiture la mieux équipée au monde peut faillir. Pourquoi ? Il ne faut jamais perdre de vue que les systèmes d’aide à la conduite sont des logiciels obéissant à des lignes de codes. Imaginez que vous vous retrouvez dans une situation inédite où l’Advanced Driver Assistance Systems de votre véhicule se trompe et vous met en danger à défaut de remplir son rôle initial ? Le temps de réaction de l’automobiliste sera tout bonnement vital dans ce cas de figure.

Pour rappel, la Commission européenne a homologué l’implantation de certaines aides à la conduite dans les voitures nouvellement réceptionnées depuis le 6 juillet 2022. À partir de juillet 2024, ces dispositifs devront être présents sur tous les véhicules neufs. Pour conclure, Glass Express, l’expert du remplacement de pare-brise, vous exhorte à rester vigilant en toute circonstance.

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